À bientôt Claudie!
Il arrive que certaines situations soient hors de notre contrôle. C’est le cas de Claudie Bouvrette, gymnaste extrêmement talentueuse de niveau P4 tyro, qui doit abandonner son sport, sa passion. Je vous partage la vidéo de son dernier entraînement.
En mon nom personnel et au nom de tous les lecteurs de Mère de sportive, je lui souhaite le meilleur pour l’avenir!
Une nouvelle saison commence
C’est une petite très motivée qui a repris l’entraînement la fin de semaine dernière. Mais tout d’abord, une petite révision de l’été de Joanie.
Tout d’abord, elle a eu la chance de pouvoir s’entraîner 2 fois par semaine pendant 7 semaines. Il est certain que 6 heures d’entraînement par semaine ne sont habituellement pas tout à fait suffisantes pour faire avancer une gymnaste. Par contre, ça a été suffisant pour garder la forme et même réussir quelques mouvements et enchaînements pour ma fille. Joanie a ajouté à ses entraînements des séances d’étirement, ce qui lui a évité de perdre toute sa souplesse. De plus, nous avons poursuivi ses traitements d’ostéopathie. Son genou est maintenant complètement rétabli et ses poignets sont en bonne voie de guérison également. En fin de compte, la majorité des douleurs qu’elle avait venaient d’un énorme manque de flexibilité de sa dure-mère. Je n’entrerai pas dans les détails mais elle a fait de très gros progrès grâce aux nombreux exercices donnés par la physiothérapeute et l’ostéopathe et les douleurs sont de moins en moins présentes.
Aussi, comme elle ne pouvait passer son été sans blessure, elle s’est payée le luxe de se faire une entorse sévère au gros orteil du pied gauche, en allant à une séance de gym libre. La seule à laquelle elle a participé d’ailleurs. Elle a été en arrêt partiel pour une semaine. Le mardi suivant a été un entraînement de musculation très spécifique pour Joanie. Je salue ici son courage et sa ténacité. Elle a fait 3 heures de musculation sans jamais perdre le sourire! Ceci étant dit, elle est complètement rétablie sauf une petite douleur si elle se cogne directement à l’endroit où elle s’est blessée. Elle court et saute sans aucun problème.
Comme je disais donc, c’est une petite très motivée qui est arrivée au gym vendredi soir. Comme l’an passé, un jeu a été organisé pour trouver les gymnastes avec lesquelles elles allaient s’entraîner. En route pour le gym, nous nous disions que tout pouvait arriver et que nous n’avions pas d’attente précise sur le groupe ou les coéquipières de Joanie. Évidemment, en étant PP4, nous avions une idée mais tout était possible avec les entraîneures qui allaient faire des formations de niveau 2 et 3 cet été. Elles seront donc 6 gymnastes de niveau PP4 à P4 à s’entraîner avec E et M. Je suis vraiment enchantée! Je ne pouvais demander mieux. Joanie est donc la plus jeune du groupe (au moins 1 1/2 ans avec la plus proche de son âge). Je n’ai qu’une seule petite inquiétude. Comme elle est beaucoup plus jeune que les autres, certaines ont 16 et même 18 ans, je me demande si elles lui feront une place dans leur groupe. Elles sont toutes très gentilles mais il est évident que Joanie, âgée de seulement 13 ans, n’a pas tout à fait les mêmes intérêts! Nous verrons bien mais je suis très confiante!
L’entraînement débute donc par une chorégraphie-échauffement qui vise à travailler et étirer tous les muscles du corps. J’adore la danse et la musique. C’est très motivant pour les filles. Il est évident que lorsqu’elles seront proches des compétitions, leur échauffement changera mais en attendant, tout est travaillé y compris le cardio qui est souvent négligé dans les entraînements. Courir autour d’un gymnase ne donnera jamais les mêmes résultats qu’une chorégraphie très dynamique puisque tous les muscles du corps sont sollicités. Ceci est beaucoup plus près de la réalité des compétitions. Ce qui est très bien à mon avis. Ensuite, place aux barres puis au tumbling. Heureusement que Joanie s’était entraînée durant l’été car elle aurait trouvé ça vraiment très difficile. Elle qui manque de muscles profonds a trouvé son entraînement difficile mais très motivant. Au tumbling, travail des fronts et front tendu position gainage pour vérifier les alignements et préparer les vrilles avant. Samedi matin, début au saut. Il semble que ses sauts n’étaient pas tout à fait au goût des entraîneurs. Pourtant, c’était de beaux sauts. À la poutre, elle réussit tous ses enchaînements, tours, etc. Elle est vraiment contente. Finalement, au sol, elles ont travaillé leur danse car elle est vraiment très complexe.
Après la fin de semaine, j’ai demandé à Joanie comment elle avait trouvé son entraînement, les filles et les entraîneures. Elle m’a dit qu’elle avait beaucoup aimé mais a trouvé E dure avec elle. Par contre, elle comprenait que c’était seulement pour la faire avancer. Une conversation avec E m’a appris que ma fille avait raison. Elles vont la pousser au maximum pour arriver à faire débloquer TOUT ce qui l’empêche d’évoluer encore plus et lui permettre de se classer enfin cette année. Avec la fin d’année qu’elle a eue, il est particulier de croire qu’elle peut évoluer encore plus rapidement mais j’ai compris ce qu’elles voulaient dire. Elles doivent aller chercher les petites choses qui lui font perdre des points. Fignoler, affiner, ajouter encore plus de prestance et d’assurance, etc. Je comprends également où elles s’en vont avec ma fille et je les appuie à 100%. Joanie est motivée, sait où elles veulent l’amener et a envi d’y aller alors, toutes travailleront dans le même sens, pour atteindre le même but. Et moi, en mère de sportive que je suis, je ferai tout pour encourager leurs efforts tout en restant un peu à l’écart.
Bonne saison!!
Spectacle de gym
Tel que promis, voici le numéro de spectacle de Joanie sur Pirates des Caraïbes. Pour trouver Joanie, elle est dans la 3e ligne à partir en flics (au fond). Si vous la perdez de vue, elle est la dernière à faire la ligne terminée d’un tendu. Elle a un petit bandage au poignet et au pied.
Bon visionnement!
De la peur à la réussite…
Tout athlète, tous sports et niveaux confondus, peut vivre à un moment de sa carrière, des chutes, des peurs, des déceptions ou des blessures. Dans ces moments, il est primordial de bien les encadrer afin de les aider à passer par-dessus ces périodes négatives. Notre intervention en tant que parent devient alors cruciale. Souvent nous rassurerons et encouragerons le jeune à poursuivre mais il arrive que, porté par nos propres craintes, nos sentiments et notre émotivité, nous nuisions à notre enfant. Nous voulons tellement que l’enfant ne soit pas inquiet de reprendre un mouvement que, très souvent, nous mettons trop d’emphase sur l’incident. Donner de l’importance à un événement peut accentuer sa crainte et ses peurs. C’est alors que la communication entre vous et l’entraîneur de votre enfant devient primordiale puisque c’est lui qui travaille avec l’athlète. Il ne faut pas hésiter à aller lui parler. Évidemment, ceci ne veut pas dire de courir après lui à chaque entraînement et pour n’importe quoi mais de trouver un moyen de communication simple et efficace pour tous. Il faut aussi faire attention. Tous les enfants ne feront pas les olympiques, ni même du national, ni la LNH, ni la NBA! Donc, vos interventions doivent se faire le plus objectivement possible.
J’entends régulièrement des parents discuter de craintes de leur enfant. Parfois il s’agit d’un mouvement manqué que l’enfant ne veut plus faire parce qu’il a chuté, d’autres fois, c’est une peur des hauteurs, parfois c’est la manière dont un entraîneur se comporte ou la pression qu’il met sur l’athlète. Toutes ces situations doivent être dites le plus rapidement possible surtout si vous en êtes témoins. Malheureusement, tous les clubs, en gymnastique surtout, ne permettent pas d’avoir accès au site d’entraînement. Il peut donc être difficile de savoir exactement ce qui s’est passé. Voici ce que je vous recommande en cas de problème.
Premièrement, encouragez l’enfant à vous parler. Ne lui mettez surtout pas les mots dans la bouche. Il doit vous dire lui-même s’il a peur ou si l’entraîneur a eu des paroles blessantes. Une fois que vous saurez le problème, tentez de savoir à quel moment et dans quelles circonstances c’est arrivé. Il y a une différence entre un entraîneur qui pousse un peu un athlète parce que celui-ci refuse de faire un mouvement qu’il a déjà maîtrisé et qui a soudainement une crainte apparemment non fondée et l’athlète qui a fait une chute sérieuse et qui a peur de refaire un mouvement. Bref, ayez une bonne conversation!
Deuxièmement, si votre enfant a un outil de communication comme un cahier ou un journal de bord, encouragez le à y inscrire ses impressions. Vous pouvez l’aider dans cette tâche en l’encourageant à écrire comment il se sent. Si l’entraîneur a remis cet outil, c’est qu’il veut que le jeune s’en serve. C’est un outil particulièrement efficace.
Troisièmement, l’entraîneur doit savoir que l’athlète vit un blocage. Vous pouvez demander à votre enfant de discuter avec l’entraîneur ou, si l’enfant est très timide, vous pouvez intervenir auprès de lui.
Mon expérience personnel m’a démontré que pour ma fille, je dois intervenir à l’occasion. Par exemple, à la poutre, elle a fait une très vilaine chute, l’an dernier, en faisant un minichelli. Heureusement, elle ne s’est pas blessée mais elle a développé une phobie à l’idée de le faire. Après l’avoir vu pratiquer plein de mouvements pendant quelques semaines que les autres ne faisaient pas mais qu’elle ne faisait pas de minichelli alors que les autres en faisaient, j’ai bien observé ce qui se passait. Lorsqu’elle avait terminé ses routines, ses entraîneures lui demandaient ce qu’elle voulait faire et lui donnaient des choix comme rondade, saut de main, minichelli. À chaque fois, elle répondait: “Je vais faire rondade.” Lorsqu’elle a eu maîtrisée sa sortie de poutre “rondade-back”, je suis intervenue. Elle avait réussi un mouvement important pour son avancement mais le minichelli est aussi important pour les enchaînements avec envol nécessaire au prochain niveau. J’ai donc discuté brièvement avec ses entraîneures en leur parlant de la chute de l’année dernière. Elles ont donc pris du temps pour l’aider à reprendre confiance et tout doucement, Joanie a recommencé à faire des minichellis sur la poutre mousse d’abord, puis la petite poutre et finalement, sur la grande poutre. Bien qu’elle ne le maîtrise pas encore parfaitement, elle n’a plus de crainte à le faire!
Je vous laisse avec une vidéo qui démontre bien le cheminement qui s’établit lorsqu’un athlète, aidé par ses entraîneurs, passe de la peur à la réussite.
Entraînement estival
Tout d’abord, je tiens à vous dire merci de continuer de suivre les hauts et les bas de ma vie de mère de sportive mais aussi celle de ma fille. Il est évident que je ne peux pas tout dire. Le club où Joanie s’entraîne, le nom des entraîneurs, le nom des athlètes qui s’entraînent avec elle ou autres détails du genre. Cependant, j’espère que les gens concernés se reconnaîtront car ils jouent un rôle important dans la réussite de Joanie.
Ceci étant dit, Joanie a fait son spectacle la semaine dernière. Deux représentations tout à fait réussies! Il est certain que j’ai un petit parti pris mais elle a ébloui par sa présence au sol. Au cours des deux dernières années, elle a développé son sens artistique de manière incroyable. Au cours des derniers mois, elle a réussi à acquérir une tenue qu’elle n’avait pas. Il n’est pas nécessaire de dire à quel point la différence est frappante! Je mettrai la vidéo de son numéro de spectacle prochainement, si la qualité de la vidéo le permet. Mais que fera-t-elle cet été?
Jusqu’à il y a 3 semaines et comme par le passé, nous n’avions pas d’entraînement cet été. En parlant avec son entraîneur privé de l’été dernier, elle a mentionné vouloir entraîner à nouveau Joanie un ou même deux soirs par semaine. Ceci lui permettrait de se développer davantage. En sachant que la petite fera de la préparation au provincial 4 (PP4), elle voulait travailler avec elle ce qui lui manque pour bien se classer en P3. L’offre m’a tout de suite plu. Par contre, Joanie n’avait pas envi. Elle aurait vraiment voulu s’entraîner avec des filles de son club et ses entraîneurs. Je la comprends mais en même temps, elle ne peut pas se permettre d’arrêter pour l’été. Je veux aussi qu’elle ralentisse pour aider la guérison des blessures et optimiser les traitements d’ostéopathie qu’elle aura cet été (probablement 2 ou 3 traitements seulement).
Comme pour les années passées, nous n’aurons pas accès au gymnase donc, pas d’entraînement pour l’été. E a donc tenté de faire appel à d’autres clubs afin de louer leurs installations 2 soirs par semaine. Après quelques tentatives, nous avons réussi à trouver un endroit, pas trop loin du club pour que les filles s’entraînent deux fois par semaine, pour des périodes de trois heures. C’est fantastique! Le club Arabesque de Beloeil a été très réceptif à notre demande et je les remercie au nom des gymnastes de notre club. Un membre d’un autre club que je ne nommerai pas, s’est arrangé pour ne pas nous accorder l’accès à leur gymnase de peur que nos athlètes deviennent plus fortes que les leurs. Sincèrement, je me demande où est leur esprit sportif! Je ne crois pas que seul un accès dans un gym fera de nos athlètes les meilleures de la région! Ça prend un réel travail de la part des filles et des entraîneures. Enfin, nous avons trouvé un endroit et les filles ont le choix de s’entraîner un soir ou deux (3 ou 6 heures) ou pas du tout. Je crois que très peu de gymnastes ont choisi de faire les deux soirs. Joanie n’a pas hésité une seconde. Sa fin de saison a été très bien, elle ne voulait pas arrêter. Elle aimerait bien revenir en septembre avec les mêmes mouvements qu’en juin. Elle a mis tant d’effort pour arriver à les maîtriser qu’il serait dommage de ne rien faire cet été et d’avoir à tout recommencer en début de saison. Je suis tout à fait d’accord avec elle. Joanie ne fait pas d’autre sport l’été en dehors de ses 6 heures de gym. Elle aura la possibilité d’aller dans des gym libres mais en dehors de ça, la piscine, le vélo, le patin à roues alignées et la course à pied pour le cardio, un peu de musculation et de souplesse et elle devrait arriver à garder la forme.
Vous savez depuis longtemps que je suis une mère assez exigeante mais je veux le meilleur pour ma fille. J’ai donc insisté auprès d’elle pour qu’elle fasse certains exercices spécifiques tout au long de l’été. Sans lui mettre de la pression, je veux l’aider à améliorer ce qui lui manque, particulièrement au niveau de la souplesse et de ses lignes. C’est là qu’elle perd la majorité de ses points en compétition. Nous travaillerons donc là-dessus afin de plaire davantage aux juges et lui permettre de bien se classer. J’ai mis un léger incitatif pour l’aider à se motiver et ça semble fonctionner. Je ne sais pas combien de temps ça va durer mais elle a vu une différence dès le premier entraînement maison. Comme j’ai un bon bagage en danse et que je me suis longtemps entraînée en gymnase, je pense arriver à lui faire un petit programme très spécifique à ses besoins personnels.
J’espère ne pas me tromper. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de son entraînement et des commentaires de ses entraîneures.
Bonnes vacances à tous!