Mère de sportive s’y met aussi!
Depuis plusieurs mois, je vous fais part de ma passion pour la gymnastique artistique. J’ai le bonheur d’avoir une fille qui pratique ce sport pour une huitième année. Âgée de 12 ans, elle est de niveau provincial 3 et s’entraîne 14 heures par semaine.
Souvent, je la « harcèle » avec ses exercices à la maison ou je lui dis que je trouve qu’elle ne travaille pas suffisamment au gymnase. Qu’elle peut faire mieux, qu’elle peut peu faire plus. Tout ce temps, je n’avais pas conscience de ce qu’elle vivait. Je ne parle pas de pression ici, mais à quel point il est difficile de faire de la gymnastique. L’énergie que ça demande et tout le travail de concentration que ça implique. La peur et les limites du corps.
J’ai fait de la gymnastique artistique en secondaire 1, en activité parascolaire (c’était il y a 30 ans). Si j’avais pu faire de la gym comme ma fille et débuter très tôt, vers l’âge de 5 ans, j’aurais certainement été assez bonne mais ce n’était pas comme maintenant. La gymnastique ne m’était pas accessible comme ça l’est aujourd’hui pour ma fille.
Cette année, notre club a offert un cours pour adulte, à raison de 2 heures par semaine. Évidemment, lorsque j’ai vu ce cours, j’ai sauté sur l’occasion de me remettre à la gym. Je n’ai pas l’intention de me blesser alors je me suis dit, je vais y aller doucement et reprendre tranquillement le rythme.
Alors c’est mercredi dernier qu’a débuté mon entraînement. À ma grande surprise, nous sommes 8. Je suis très contente de la réponse des adultes. Dans le groupe, une très jeune femme est définitivement trop bonne pour notre niveau. Elle s’entraînera donc avec l’autre groupe, celui des anciennes gymnastes. Sur les 7 restantes, 4 ont fait de la gym jusqu’à il y a une dizaine d’année. Les 3 autres, dont je fais partie, n’avons jamais ou très peu (pour moi) fait de la gym. Il est évident qu’il y a une différence entre les 4 autres gymnastes et nous 3 mais nous n’avons qu’une seule envie, faire de la gym et nous amuser!
Nous avons donc fait sol et barres. Au sol, c’est la base (roue, équilibre, pont, roulade, rondade). Bon… je dois avouer que pour moi, les roues et équilibres ont été relativement facile quoi que mon corps ne se souvienne pas qu’il ait fait tous ces mouvements. Le pont s’est avéré on ne peut plus pénible. Mes muscles n’étant plus ce qu’ils étaient, j’ai eu une belle crampe au dos dès ma première tentative. Après m’être massée et étirée, j’ai décidé de tenter l’expérience à nouveau et j’ai réussi à monter plus haut. Il faut dire que mes épaules n’ont plus la souplesse qu’elles avaient et mes bras n’ont plus la même force non plus. J’ai mal!! Pas grave je recommence car je veux tenter la descente en pont (de la station debout). Encore mieux!! Mon entraîneure me dit que c’est suffisant pour tenter la descente. J’ai terriblement peur… Je lui demande de m’aider et elle accepte. J’ai réussi! Je suis très excitée. Après plusieurs fois, elle me dit que je suis prête pour le faire seule. Quoi? Seule? Je suis trop vieille pour faire ça! « Mais non, tu es capable! » J’ai finalement réussi à le faire quelques fois, en tombant sur la tête, évidemment, mais je suis tellement fière d’avoir osée! En fin de compte, ça a été une très belle soirée et j’ai vraiment hâte à mercredi prochain!
Je peux vous dire que je comprends désormais les jeunes et je les louange de travailler aussi fort et d’accepter de souffrir autant. Pour ma part, je me suis levée courbaturée le lendemain matin et encore plus le surlendemain. Cela dit, je serai à l’entraînement mercredi car j’ai adoré ce que j’ai fait. Je n’ai toujours pas d’attente bien que je me sois mise des objectifs, tout à fait réalistes.
Je ne sais pas si en faisant cela je donne l’exemple à mes enfants. Chose certaine, je vis un petit de mon rêve, moi-même! Il devient donc plus facile de me libérer la tête quant au succès de ma fille.
Et vous? Pratiquez-vous un sport ou une activité en lien avec celui de votre enfant?