Les entraîneurs et nos enfants
L’an dernier, la Fédération de Gymnastique du Québec faisait la promotion d’une formation gratuite qui était sur le net. Elle s’appelle “Respect in sport” ou Le respect dans le sport. J’ai fait cette formation en partie. N’étant pas entraîneur, il y a une portion que je ne pouvais pas faire mais dans l’ensemble, j’ai trouvé cette formation enrichissante. Elle nous ramenait à la base de l’éducation démocratique et stimulante avec comme but l’augmentation de l’estime de soi et la confiance. Franchement, je crois qu’elle devrait être obligatoire pour TOUS les entraîneurs de TOUS les sports.
Il y a quelques temps, je vous parlais de l’importance de remercier les entraîneurs de nos enfants pour tout ce qu’ils font. Je mentionnais également le fait d’éviter de mettre de la pression sur ces mêmes entraîneurs. Mais eux, qu’elle attitude ont-ils envers nos petits chéris? Je ne veux pas dire de devenir “téteux” avec les entraîneurs, ni qu’ils se mettent à materner nos enfants. Je parle d’équilibre. Des entraînements faits dans le respect seraient très certainement des plus efficaces. Et pourtant…
Récemment, je parlais avec la mère de gymnastes, elle a plusieurs filles faisant de la gym, et elle me faisait part de l’attitude fort déplaisante de l’entraîneur d’une de ses enfants. J’ai entendu, à plusieurs reprises, des parents mentionnés la manière dégradante que certains entraîneurs parlent aux enfants. De la façon qu’ils citent les exploits des uns pour rabaisser les autres. Et que dire des “chouchous” des entraîneurs ou même des groupes entiers remplis de chouchous! Ceci n’est pas nouveau et surtout pas exclusif à une seule discipline sportive ou à un seul club. Je ne crois pas que ceci soit fait dans le but de diminuer les enfants. Est-ce par manque de connaissances? Un mauvais coaching? Ont-ils appris de cette manière et croient que c’est la bonne? Je n’en sais rien mais cette pratique doit cesser.
Je ne prétends pas que ce seul texte va faire la différence mais une prise de conscience sociale doit être faite. Dénonçons ces pratiques lorsque nous en avons connaissance. Nos enfants n’en seront que plus heureux.