Compétition avec une blessure… super!

2010 février 4
par meredesportive

Samedi dernier, le 30 janvier, avait lieu la deuxième sélection provinciale de la division 3, à laquelle ma fille participait en provincial 3 novice. Jusqu’à la semaine précédant sa compétition, nous n’étions vraiment pas certain qu’elle allait y arriver avec un pied en si mauvais état. Les semaines ont passé et les rendez-vous chez l’ostéopathe aussi.

Le 23 janvier, Joanie a pu sauter pour la première fois depuis la mi-décembre. Ces sauts sont bien mais nous savons tous qu’elle peut faire nettement mieux. Son travail à la poutre est aussi pas mal mais il y a de nombreuses chutes qui laissent croire qu’elle ne sera pas très solide la semaine suivante. Elle recommence également à faire ses lignes de sauts au sol mais pas de ligne accrobatique. Elle désire ménager son pied et fera, dans le pire des cas, les mêmes lignes acrobatiques, plus simples, que l’an dernier. Aux barres, elle réussit enfin ses établissements mais pour une raison que j’ignore, son entraîneure ne lui fait pas ou très peu pratiquer ses sorties saltos tendus. Elle ne fera ni l’un ni l’autre à la compétition.

Au cours de la semaine, une certaine nervosité s’installe chez Joanie mais sans plus. Elle est assez confiante et s’est fixée la barre très haute. Un peu trop haute à mon goût, sachant qu’elle était toujours fragile.

Vendredi soir, veille de la compétition, elle se rend à son entraînement. Elle fait, pour la première fois depuis le 12 décembre, des lignes acrobatiques. Ce n’est pas ce à quoi nous sommes habitués mais ce n’est pas mal. Elle travaille très fort ses séries de saut, sans avoir été préalablement étirée. À la poutre, je la sens très nerveuse. Elle chute beaucoup. Aux barres, toujours la même routine incomplète. Je suis très déçue. Malgré cela, je trouve que pour une petite qui n’aurait peut-être pas pu faire sa compétition à cause d’une blessure et d’un manque de pratique, elle s’en tire assez bien.

Nous voilà donc samedi matin. Au lever, Joanie a peine à marcher. Elle a cette douleur à l’aine qui la suit depuis le mois de décembre. Selon l’ostéopathe, elle souffre d’un grand manque de souplesse, voir d’une raideur, au niveau du psoas. Joanie a eu comme consigne de faire des étirements avant de faire tout saut écart, mais il est parfois difficile de faire des choses quand les habitudes des entraîneurs sont différentes, surtout pour une petite de 12 ans. Cette fois-ci, la douleur est aigüe et Joanie est en panique. Pourquoi fallait-il que ça arrive le matin d’une compétition? Je lui donne donc un anti-inflammatoire afin de diminuer la douleur.

Deux heures plus tard, nous arrivons à Sherbrooke pour la compétition. La petite a mal mais est déterminée à faire tout de même de son mieux. Nous ne lui en demandons pas plus. Personnellement, je crois que ses chances de se classer sont très minces vu la situation. Après discussion avec son entraîneur, elle s’étirera et s’échauffera au maximum avant la compétition.

Lors de l’échauffement dirigé, la poutre de Joanie est pathétique. Elle chute dans chacun de ses mouvements. Je suis découragée. Je vois ses lignes acrobatiques. Elles sont simples mais correctes. Ses barres sont désastreuses et je ne peux voir ses sauts d’échauffement d’où je suis placée.

La compétition débute. Joanie est la première à passer à la poutre. Ouf! Je suis vraiment nerveuse. Elle marque la poutre pour sa sortie et va se placer. Je ne comprends pas car elle sort habituellement à l’autre extrémité. Elle s’exécute, passage près de la poutre, tour, déséquilibre mais reste sur la poutre. Série de sauts, le saut écart est vraiment laid mais je sais qu’elle souffre et elle fait son saut groupé demi-tour (elle est la seule gymnaste à effectuer ce saut) pas mal! Il reste son enchaînement, 2 renversements-arrière enchaînés. Je retiens mon souffle! Elle le réussit sans toutefois enchaîner ses deux mouvements. Je suis déçue mais pas de chute ni de gros déséquilibre. Elle termine avec sa sortie, roue (manque d’écart dans les jambes – toujours la douleur)-back. Une assez belle performance. Elle est beaucoup plus stable. Sa note, 11,00! Elle est contente, son objectif était à peu près atteint. Elle m’avouera après qu’elle s’est trompée de côté pour sa marque de sortie et qu’elle a dû inventer un bout de routine afin de tourner sans déduction! Bien réussit!

Elle se dirige ensuite au sol. Elle fait sa routine avec ses lignes simples. Une belle routine, les sauts sont quand même assez bien exécutés. Résultat: 11,40

Vient la table de saut. Dès le début de sa course, j’ai senti que ça n’allait pas super bien car elle n’avait pas le même dynamisme qu’à l’habitude. Elle fait ses deux sauts de manière identique. Malheureusement, les bras sont pliés et elle fait un grand pas à  la réception qui lui coûteront une place sur le podium. Résultat: 11,65 (elle visait au moins un 12,0)

Finalement, les barres, son cheval de bataille. Il est évident qu’avec la douleur, elle ne pouvait arriver à avoir le dynamisme ni la tenue nécessaire à une belle exécution. Elle termine dernière sur 21, avec un 10,05.

Avec un total de 44,10, elle termine au 13e rang et voit ses chances de se classer pour la Finale de qualification presqu’anéanties, à moins qu’elle fasse une excellente performance pour la 3e sélection, ce qui n’est pas impossible mais elle doit y croire elle-même!

Voici donc le montage vidéo que j’ai fait et qui résume bien sa compétition:

http://www.youtube.com/watch?v=XkxQsY5BGyo

Place à vos enfants!

2010 janvier 18
par meredesportive

Pour le premier anniversaire de Mère de sportive, j’aimerais VOUS laissez la place. Vous êtes le père ou la mère d’un(e) sportif(ve)? Un entraîneur ou un thérapeute du sport? Vous êtes un(e) athlète? Vous pratiquez un sport récréatif ou de compétition?

Faites moi parvenir vos histoires, vos photos et vidéos! Vous les retrouverez sous la rubrique « Mon athlète »! Que ce soit un sport d’équipe ou individuel, tous les sports sont les bienvenues!

Démontrez leur que vous êtes fiers d’eux! Laissons leur la place! Faisons d’eux des champions!!

Au plaisir de vous publier!

Nathalie Carpentier, Mère de sportive

Le sport maltraite-t-il mon enfant?

2010 janvier 16
par meredesportive

Mon sujet d’aujourd’hui portera sur l’impact du sport chez l’enfant. J’ai souvent traité des effets psychologiques d’un bon entraînement, d’un mauvais entraîneur ou d’un parent qui met trop de pression sur les épaules de son enfant,  mais cette fois-ci, je parlerai de l’effet physique du sport sur le corps. Notez que ceci n’est pas un article scientifique et que je ne suis pas une professionnelle de la santé. Je suis une mère de sportive et ancienne gymnaste, danseuse et cheerleader pour les Alouettes de Montréal. Je parlerai donc de ce que je sais ou crois être en fonction de mes connaissances personnelles.

En tant que danseuse, j’ai eu mon lot de blessures et de douleurs. Douleurs aux genoux associées à un période de croissance,  douleurs au dos, déchirure d’un muscle de la cuisse et plus récemment, alors que j’ai voulu me remettre à la gymnastique, j’ai été contrainte d’arrêter dû à des douleurs aigues aux épaules et aux poignets. Ah! Quand on vieillit! Pourtant les jeunes sportifs ont constamment mal. Un genou, une cheville, un poignet, le coude, le dos, maux de têtes, courbatures au cou, insomnies et j’en passe. Vous connaissez? Et si nous passions à côté de quelque chose d’important?

Vous savez que ma fille a eu une blessure au pied gauche l’été dernier. Ça aura pris tout l’été en physiothérapie et un mois de repos complet pour que la blessure guérisse enfin. À l’automne, alors que la gym recommence, elle se plaint de douleurs aux poignets (le gauche en particulier), puis le coude gauche, vient ensuite le pied droit. Mais qu’est-ce qui se passe? Est-ce que le sport maltraite mon enfant? Devra-t-elle arrêter complètement? Elle n’a que 12 ans et son corps la fait souffrir de plus en plus! Que dois-je faire?

J’ai donc discuté avec diverses personnes. Des parents de sportifs, des sportifs (dont un marathonien), des infirmières, des gens en médecine alternative, des physiothérapeutes. Je me demande quoi faire. Est-ce que je retourne à la physiothérapie? Est-ce qu’on se tourne vers l’ostéopathie, qui m’est recommandé et qui m’a déjà fait beaucoup de bien pour des problèmes de migraines? Quel est le bon choix? Nous sommes en période de compétition et la petite se demande, à chaque fois qu’elle va s’entraîner, si elle pourra faire suffisamment bien! Je fais donc un appel à sa physiothérapeute. Après plusieurs minutes de discussions et de questionnements, elle me dit que peut-être l’ostéopathie serait une option positivie pour la petite et que, dans certain cas, c’est ce qui fonctionne le mieux. C’est à voir!

Nous sommes donc en novembre et je tente d’obtenir un rendez-vous avec un ostéopathe… Pas facile quand tu n’es pas déjà un patient! Après plusieurs appels, le premier rendez-vous disponible est en janvier mais c’est maintenant que la petite a mal! Qu’est-ce que je fais? Pas le choix, on va attendre qu’une place se libère chez un des trois ostéopathes que j’ai contacté. Finalement, une clinique de St-Hyacinthe me rappelle et me donne un rendez-vous début décembre. La clinique m’avait été référée par un ami alors je partais relativement en confiance.

Premier rendez-vous

Le premier rendez-vous en ostéopathie est semblable à tous les premiers rendez-vous. Un bilan de santé général est fait. On parle des différentes douleurs, blessures, elle nous demande si la petite a des problèmes de digestion, trouble du sommeil, stress, etc. La priorité, pour Joanie, est la guérison de son poignet gauche car c’est ce qui la fait le plus souffrir. L’ostéopathe fait donc un examen complet du corps de la petite en débutant par ses hanches et sa colonne vertébrale. Ça part mal, elle a les hanches croches, le bassin étant plus élevé du côté droit. Elle me demande si elle a fait une chute violente pour avoir une si grosse déviation… C’est qu’elle peut tomber des dizaines de fois par semaine, sur les fesses depuis plusieurs années! Elle commence donc déjà à redresser son bassin… Elle poursuit son examen vers le haut du corps. Arrivée à la cage thoracique, elle demande à Joanie, de manière un peu paniquée, ce qui lui est arrivée! La petite ne comprend pas trop et moi non plus. Elle me regarde donc et me demande si elle a eu un accident! Elle a la cage thoracique vraiment toute croche! Elle a donc travaillé le haut du corps de Joanie, son cou (elle avait de bonnes tensions) et au niveau de sa tête pour lui permettre de mieux dormir. Elle a travaillé un peu son poignet et son avant-bras qui manquait de mobilité mais surtout au niveau de son dos. Une heure plus tard, nous ressortons avec un rendez-vous pour début janvier en se demandant ce que ça donnera. Joanie a tout de même été avertie des effets et ce que le traitement pourrait donner comme effets secondaires (fatigue, courbatures, mal de tête passagé).

Effectivement, les jours suivants, elle a eu quelques courbatures mais rien qui l’empêchait de bouger ou de fonctionner normalement. Après quelques jours, alors qu’elle est à l’école, Joanie donne un coup de pied dans le vide et ressent une douleur à l’aine. Peut-être est-ce à cause du traitement, elle était tellement croche mardi soir! Arrivée à la gym, la fin de semaine suivante, elle a de la difficulté à faire certains mouvements mais d’autres sont étrangement plus facile. La douleur à l’aine a disparu  au bout de quelques jours, puis est réapparue pendant la période des fêtes. Nous en parlerons donc à l’ostéopathe que nous revoyons le 5 janvier.

Deuxième rendez-vous (mardi, 5 janvier)

L’ostéopathe s’informe immédiatement des changements que Joanie a sentis. Elle lui explique les nouvelles douleurs qui sont apparues dont la douleur à l’aine. La thérapeute s’exécute donc. Vérification du bassin, correction réussie à 90%. Vérification de la cage thoracique, correction réussie à 75%. Elle est très satisfaite car la petite semble répondre très bien aux traitements. Elle a donc travaillé beaucoup au niveau de son dos. Elle a beaucoup de tensions au niveau lombaire. Elle croit que la douleur à l’aine peut venir de là. Elle fait donc son traitement, masse la partie douloureuse, revoit le corps en général et termine l’alignement de la colonne de Joanie. Prochain rendez-vous, début février soit, après la compétition!

Au retour dans l’auto, Joanie me dit qu’elle aime beaucoup les traitements, c’est comme un massage. La semaine passe et la gym recommence. Dès le samedi, nouvelle blessure! Au pied droit cette fois-ci! Mais que ce passe-t-il? Le sport maltraite-t-il ma fille? Joanie a eu une période très difficile à l’automne. Elle a eu beaucoup de difficulté à retrouver sa motivation pour le sport et l’école. La période de l’adolescence (12 ans) est particulièrement difficile pour elle et c’est elle-même qui le dit! Alors, maintenant qu’elle sait ce qu’elle veut et où elle veut aller, voilà que son corps semble la lâcher et tomber en morceaux. Que faire? Est-ce que je contacte à nouveau l’ostéopathe? Est-ce que je retourne en physiothérapie avec elle? Dans quel cas doit-on choisir l’un et dans quel cas doit-on choisir l’autre? Je décide de retourner voir l’ostéopathe puisque les traitements semblent être efficace. La bonne nouvelle, je réussis à avoir un rendez-vous en urgence lundi après-midi.

Troisième rendez-vous (lundi, 11 janvier)

C’est avec un sourire pas mal découragé que l’ostéopathe a reçu Joanie lundi après-midi, lorsqu’elle l’a aperçue en béquilles. Elle lui a posé les questions d’usage en lui demandant ce qui lui était arrivé. Après l’explication, elle a vérifié l’alignement de son bassin, tout est parfait, elle est rétablie à 100%! Elle vérifie sa cage thoracique, correction à 90%, elle fait donc les manipulations pour la rétablir à 100%. Elle a demandé à Joanie comment allait son aine et vérifie la partie du dos qu’elle avait travaillé la semaine précédente. Tout est beau, le travail fait bien son oeuvre! Ensuite, elle s’est attardée au problème qui nous amenait chez elle aussi rapidement. Après avoir vérifié son pied, elle nous explique que l’os à la base du pied (désolée, je ne me souviens pas du nom) embarque par-dessus un autre os et fait tordre ce dernier. Ceci est probablement dû à une tension qu’elle voit sur le devant de la jambe de Joanie, jusqu’au genou, puis jusqu’à la hanche pour se terminer au niveau du sacrum. Elle a travaillé cet endroit pendant de longues minutes. Elle vérifie ensuite tous les endroits déjà traités et fait la « finition » sur l’enlignement général du squelette de Joanie et termine par rebalancer son bassin. Lorsque Joanie s’est relevée, elle a marché un peu et la douleur avait déjà diminué. Elle a terminé par lui faire un taping de physio qu’elle devra garder pour 48 heures. Nous y retournons jeudi soir pour un autre taping.

Mercredi soir, le cours de gym est annulé.  Joanie en profitera pour continuer à reposer son pied mais fera tout de même son condi de la semaine donné par E. Son pied lui fait beaucoup moins mal. Elle se sent bien mais doit être très prudente. Elle ne veut pas se blesser à nouveau.

Nous sommes maintenant vendredi soir. Cela fera 7 jours demain que Joanie s’est blessée. Après 5 jours en béquilles, 2 visites chez l’ostéopathe (un traitement lundi et une vérification et taping  jeudi), Joanie va vraiment beaucoup mieux. La douleur est presqu’entièrement disparue. Cependant, elle n’a toujours pas le droit de faire du tumbling et du saut à cause de la course et des réceptions mais elle pourra faire la poutre et les barres de même que presque tous les éducatifs de saut et de lignes acrobatiques. Nous nous croisons les doigts pour qu’elle soit complètement rétablie d’ici vendredi prochain afin qu’elle puisse enfin pratiquer ses lignes acrobatiques et ses sauts mais je suis vraiment très confiante.  Aujourd’hui, je respire presque de soulagement et elle aussi.

Alors, que doit-on faire lorsque notre enfant se plaint de douleurs?

Solution 1 – Allez voir le médecin:  La plupart du temps, les médecins ne trouvent pas la source des blessures. Ils nous envoient passer une radiographie et nous avons les résultats, quand nous les avons, près de 3 semaines plus tard et ils nous disent de prendre des analgésiques ou des anti-inflammatoires et de mettre de la glace! Mais ça ne règle pas le problème. Pour un problème de genou, on m’a envoyé passé une résonnance magnétique pour avoir comme diagnostique: « usure normale du ménisque interne ». Et la douleur? Elle vient d’où? Je fais quoi après? RIEN! Aucune solution!

Solution 2 – Allez en physiothérapie: Je crois que la physiothérapie est excellente dans certains cas. Je crois qu’en cas de blessure franche comme une entorse ou après une fracture ou encore une chirurgie, la physiothérapie est idéale ou même essentielle pour le retour d’une pleine mobilité. Est-ce que cela a nuit à Joanie l’été dernier? Certainement pas, mais je ne sais pas si c’était la solution idéale pour une guérison rapide et à long terme. La physiothérapeute de Joanie est vraiment très gentille et très compétente! C’est même elle qui m’a dit que l’ostéopathie serait peut-être une option positive dans son cas.

Solution 3 – Allez voir un ostéopathe: Ce que j’ai fait pour la première fois en décembre. Je crois que c’était la meilleure solution pour ma fille, pour son type de douleurs.  « Le champ d’intervention de l’ostéopathie englobe toutes les structures du corps (os, muscles, ligaments, organes, viscères, liquides, etc) » (tiré de la définition de l’Association des ostéopathes du Québec). J’aime beaucoup l’approche de l’ostéopathie. Dans le cas spécifique d’une gymnaste comme ma fille, nous avons déjà vu des résultats, particulièrement à la poutre. Puisqu’elle était pas mal « tordue », certains mouvements se faisaient difficilement en ligne très droite comme sur la poutre.

Solution 4 – Chiropraticien et autres ramancheurs: Je ne suis pas une fervente des chiropraticiens et autres ramancheurs. Il y a bien les ortothérapeutes qui peuvent faire beaucoup de bien mais pour avoir eu des expériences négatives, je ne recommenderai pas l’un ou l’autre. Je ne veux pas me lancer dans une longue plainte à leurs sujets, certains sont effectivement très bons et très consciencieux.

Solution 5 – Attendre: Comme parent, nous avons souvent la fâcheuse habitude de prendre à la légère les douleurs de nos enfants et tout mettre sur le dos de la croissance. En tant que sportif, particulièrement pour les athlètes de niveau de compétition, il est impératif de prendre les décisions adéquates et surtout de prendre action afin que l’enfant se sente bien. Attendre que la douleur parte d’elle-même n’était pas, dans le cas de ma fille, la meilleure des solutions. J’ai pourtant attendu plusieurs mois et tout ce que ça a servi, c’est d’aggraver la situation.

Finalement, je ne crois pas que le sport à lui seul maltraite le corps des enfants. Une mauvaise posture à l’école, devant la télé ou un sac d’école trop lourd et mal ajusté peuvent aussi causer bien des problèmes et des douleurs aux enfants, tout comme nos sacs à main, mesdames! Cependant, il arrive trop souvent que nous prenions leurs plaintes à la légère, pensant que la douleur disparaîtra d’elle même. Malheureusement, je me rends compte que, dans le cas des athlètes en particulier, c’est rarement le cas. Les douleurs ne font qu’accroître et l’angoisse de ne pouvoir pratiquer leur sport suit la même progression. C’est ce que la gymnastique fait de ma fille, tout comme la danse l’a fait pour moi. Alors cessons de nous mettre la tête dans le sable et penser que tout va se régler tout seul et allons consulter un professionnel qui pourra aider à les remettre sur pieds!

Une ombre plane malgré un retour en force!

2010 janvier 12
par meredesportive

Tout d’abord, je débuterai par vous souhaiter une bonne et heureuse année remplie de santé et de belles surprises.

L’entraînement, arrêté depuis le 18 décembre, a repris mercredi dernier. Cependant, les entraîneures avaient reçu une consigne claire de la part de E. Toutes les filles devaient avoir un entraînement à faire à la maison pendant la période des fêtes, soit pour 3 semaines, le retour officiel se faisant samedi le 9 pour l’ensemble des gymnastes. Cependant, pour celles qui font l’option du mercredi, dont ma fille, l’entraînement a repris le 6 janvier. Voici donc ce qui s’est passé depuis le 18 décembre.

L’entraîneure du groupe de Joanie a été très claire quand à ses exigences. La feuille ne contient pas beaucoup de mouvements à exécuter et doivent être fait obligatoirement 3 fois par semaine. Ce ne sont que 9 mouvements mais ils sont très spécifiques. Elle leur a dit que si elles ne les faisaient pas, elle s’en rendrait compte. Évidemment, une gymnaste comme Joanie, qui n’est pas très souple (je parle ici de souplesse naturelle), doit continuellement travailler ses grands écarts (splits). Si elle ne les fait pas pendant 3 semaines, ça va paraître c’est évident. Une gymnaste qui est moins forte, devra également travailler plus en musculation pour garder la forme, et ainsi de suite.

Avant d’aller plus loin, je vais faire un petit retour en arrière. À l’été dernier, alors que Joanie faisait de l’entraînement privé, elle n’aimait vraiment pas faire son entraînement maison. Certains d’entre vous l’avez même encouragés à les faire, en vain. Pourtant, c’est une petite fille très motivée qui est partie en vacances le 19 décembre, malgré la fatigue accumulée. Elle a fait son conditionnement physique et a travaillé sa souplesse tout au long de la période des fêtes. Elle ne voulait pas être prise en défaut alors elle a fait ce qu’elle devait faire, sauf pour les splits qu’elle a dû cesser à faire d’un côté, le 30 décembre, car elle avait une douleur à l’aine qui l’empêchait de faire certains mouvements. Elle faisait tout de même tout ce qu’elle pouvait et se trouvait même d’autres moyens de travailler sa souplesse de jambes, en partie du moins.

Au retour, mercredi dernier, c’est avec une grande et agréable surprise que j’ai vu ma fille faire des bascules comme si elle n’avait presque pas arrêté. Elle a donc travaillé sa routine de barres (partie du bas), puis est allée travailler des streulis (ou tours libres) avec l’autre entraîneure. Après beaucoup de travail, elle a réussi à le faire sans tapper les pieds au sol pour faire la bascule qui devait suivre. Une belle réussite. Il est certain qu’elle ne mettra pas ça dans sa routine de barres cette année mais c’est un excellent début! Il lui reste à sortir à 45 degrés pour avoir le bonus qui va avec le mouvement!

Samedi matin, retour à l’entraînement régulier. Beaucoup de musculation pour le groupe de Joanie dont, 2 fois le tour du sol (40′ x 40′) en fente avant (squat avant) à 90 degrés. Les bras ne devaient pas être aux hanches sauf au premier 40 pieds. En fait, elles avaient des mouvements de bras très spécifiques à faire (en haut, sur les côtés, devant, etc.). C’est donc 8 x 40′ qu’elles ont fait en se promenant en fente. Ouch! Ensuite, elles sont allées au tumbling. Pour Joanie et une autre gymnaste, les flics à l’arrêt sont très difficiles mais elles doivent arriver à le maîtriser parfaitement pour pouvoir faire de vraies belles lignes acrobatiques. Après pas mal de temps à travailler, pendant que les autres pratiquaient leurs lignes acrobatiques, les deux filles sont allées les faire au tumbling. Elles ont pu, enfin, faire rondade flic back mais lorsque Joanie l’a fait, elle a ressenti une vive douleur au pied droit. Elle a cru à une simple crampe et s’est dit que ça allait passer. Cette douleur, elle la ressent à l’occasion depuis quelques semaines. Après la deuxième « passe », elle ne peut plus rien faire et a de la difficulté à marcher. Elle va voir son entraîneure en pleurs, ce qui ne lui ressemble pas du tout. Comme je suis loin, je ne sais pas trop ce qui se passe mais je vois l’entraîneure lui manipuler le pied. Oh non!!! Pas une fracture! Un entorse? En fin de compte, ça n’a pas enflé alors elles n’ont pas mis de glace. Ce qui est une très bonne chose car avec un pied (ou n’importe quelle partie du corps) gelé, elle aurait pu décider de recommencer à s’entraîner et aggraver la blessure. Elle a donc fait beaucoup d’étirements et d’exercices donnés par son entraîneure, qui a très bien réagi. Après la pause, elles allaient à la poutre. Joanie a fait le réchauffement et les tours mais n’a pu faire ses sauts ni ses enchaînements à cause de la douleur. Elles sont ensuite allées au saut. Joanie a fait des éducatifs et du condi, encore! C’est certain que c’était vraiment très ennuyant pour elle car elle aurait aimé travailler ses demi-vrilles pour les présenter à la compétition mais comme elle est blessée, on oublie ça pour cette semaine!

Au retour à la maison, elle a piqué toute une crise! Après qu’elle se soit calmée, je lui ai demandé ce qui se passait… Haussement d’épaules mais elle pleure… La compé? Oui! Snif! Je lui ai donc expliqué que si elle ne pouvait la faire, elle fera la suivante. Évidemment, puisque son total n’a pas été très élevé à la première sélection, ça lui prendra une note vraiment excellente à tous les appareils pour avoir la chance de se classer pour la finale de qualification. Je lui ai cependant expliqué que personne ne lui en voudra si elle ne peut la faire ou si elle n’en fait qu’une partie (pas de saut ou de sol, par exemple). Ce qui est triste c’est que si elle fait seulement barres et poutre et pas de saut ni de sol, ce sont ses appareils les plus forts qu’elle ne ferait pas. Mais n’anticipons pas de manière négative hâtivement. Voyons plutôt la suite.

Je suis allée à la pharmacie pour chercher des anti-inflammatoires puissants et des béquilles jusqu’à ce qu’on puisse aller voir la physiothérapeute ou l’ostéopathe. Mais qui choisir? Dans quelle circonstance doit-on aller voir un physiothérapeute et dans quel cas doit-on aller voir un ostéopathe? Et l’ostéopathie, ça fonctionne vraiment? Comment en être absolument certain?

Ce sera à lire dans mon prochain article! À bientôt!

La persévérance

2009 décembre 12
par meredesportive

Depuis le dernier article sur la compétition de Joanie, bien de l’eau a coulé sous les ponts même si c’était il y a à peine un mois. Si vous vous souvenez bien, les entraîneures ont remarqué le relâchement de ma fille quelques semaines avant la compétition. Elle s’est tout de même reprise en mains la semaine avant, elle n’avait pas le choix. Elle a eu une relativement belle compétition, puisqu’elle a obtenu ses premiers rubans officiels depuis qu’elle est de niveau provincial (P2 et maintenant P3). Cependant, elle sait exactement ce qu’elle a à faire car bien qu’elle ait terminé 10e de notre division, elle a glissé au 23e rang après la 2e division puis 45e pour terminer 68e après les 4 divisions passées. Elle a donc encore beaucoup de travail à faire pour arriver à se classer parmi les 48 meilleures au Québec. Heureusement pour elle, la méthode de sélection garde les deux meilleures compétitions sur trois pour obtenir un total. C’est ce total qui servira au classement des gymnastes afin de déterminer qui sera de la finale de qualification (Coupe Québec). Elle devra donc augmenter de beaucoup ses performances pour y accéder.

Bien que Joanie soit arrivée bien plus haut dans le classement que les deux autres gymnastes de son groupe, je crois qu’elles sont (une en particulier) plus fortes que ma fille (au moment de la compétition de novembre). Ce qui a aidé Joanie, c’est son contrôle du stress. Donc, après la compétition, j’ai discuté avec les entraîneures et elles m’ont confirmé ce que je pensais. Joanie doit pédaler pour être de nouveau à la hauteur de ce qu’on attend d’elle. Pas qu’elles (les entraîneures) ne croient plus en son talent, bien au contraire, mais la petite doit y croire elle même! Vous vous doutez bien que suite à ça, j’ai discuté avec ma fille. De manière très calme car je voulais une réaction positive de sa part. Comme elle a beaucoup de caractère, il était évident qu’elle allait se rebuter sur le moment. Par la suite, elle m’a dit qu’elle avait eu l’impression que nous disions qu’elle est « poche », pour utiliser son langage. J’avais donc l’ouverture pour faire mon intervention positive et je savais exactement les mots à utiliser pour la motiver. Intuition ou savoir faire, je ne saurais dire mais l’impact a été plus qu’évident pour les entraîneures qui travaillent avec elle.

C’est donc une Joanie motivée qui était de retour au gymnase le lundi qui a suivi la compétition. Tout dans son travail et dans son attitude ont changé. Elle est sérieuse et dynamique. Je dirais même qu’elle est acharnée! Il en est de même pour l’entraînement à la maison. Elle a un entraînement très spécifique à faire et le fait religieusement tous les jours à moins d’un empêchement majeur ou si elle a un entraînement en gymnase car elle fera l’entraînement à ce moment là.

Depuis très longtemps, elle travaillait les « press » ou équilibre de force. Il faut dire que Joanie tient à peu près aussi bien sur les mains que sur les pieds! Elle avance, recule et marche même de côté sur les mains tout en ayant une tenue de dos et de jambes impeccables. Elle a travaillé vraiment très fort pour arriver à cela et finalement, elle réussit également les press. Il lui reste encore du travail car elle n’est pas au maximum de ce qu’elle devrait être mais les progrès sont évidents. Le travail des press est absolument essentiel pour le niveau de Joanie, particulièrement pour le travail aux barres.

Depuis le retour de la compétition, l’ambiance a changé au gymnase. Le travail est beaucoup plus sérieux. On se croirait presque dans un autre gym. Beaucoup de travail à la poutre, aux barres, au saut et au sol a été fait. Je devrais dire, énormément de travail! Je n’énumérai pas tous les mouvements que Joanie a réussi à maîtriser depuis un mois mais c’est impressionnant. Tout le rythme d’entraînement a changé et malgré les difficultés, Joanie persévère. Elle ne se décourage pas. À chaque échec, elle redouble de travail. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle est une « machine » mais elle est en train de rattraper le retard qu’elle avait pris avant la compétition de novembre tout en apprenant à maîtriser les nouveaux mouvements, et les entraîneurs, qui avaient un peu laissé Joanie de côté, lui démontrent à nouveau leur satisfaction. Elle a de beaux commentaires et elle est encouragée!

Nous sommes maintenant en décembre et la pause de Noël arrive à grand pas. Un bon entraînement maison durant la période des fêtes devra être fait si nous voulons que les gymnastes gardent leur forme. Je crois que Joanie est suffisamment motivée pour faire ce qu’il faut car la deuxième sélection arrivera très rapidement après Noël et elles n’ont pas le loisir de perdre leur forme physique. Comme dirait E : « Ce serait l’fun que les tourtières et les boulettes ne paraissent pas dans les bascules! » C’était une façon rigolote de dire aux filles qu’elles doivent travailler pendant la période des fêtes!

Nous verrons si Joanie gardera son focus jusqu’à la fin janvier et si elle aura eu raison de persévérer pour atteindre son but!

Je vous laisse en vous souhaitant de passer un très joyeux temps des fêtes avec vos proches!